Chronique n°1 – Juin 2014

La commune de Baslieux-lès-Fismes

 

La commune de Baslieux-lès-Fismes s’étend sur 562 hectares, elle est bordée par celles de Fismes, Courlandon, Romain, Glennes et Merval. Le village de Baslieux-lès-Fismes, quoique adossé au plateau du mont de Perthes qui le domine de cent mètres, n’est pas un lieu encaissé mais bien ouvert sur la vallée de la Vesle. L’origine de son nom viendrait de celui du gallo-romain, Ballius, qui possédait la villa du lieu. L’endroit de l’implantation de cette villa est bien choisi, en haut de la petite vallée, il est arrosé par le ruisseau Bazin qui reçoit les eaux des sources, il est abrité du vent par les collines au nord et au sud, et relié au communes avoisinantes par des voies praticables quoique très pentues.
 
C’est dans ce lieu qu’au Xlle siècle, des Templiers, ordre de moines-soldats nouvellement reconnu édifient une commanderie dont nous n’avons retrouvé aucun document, les archives ayant disparu. Cet ordre fut démantelé au XlVe siècle, pas même un siècle après sa création et ses biens passèrent tous aux Hospitaliers.
Au XVIIe siècle, la mère de Nicolas Roland, Madame Roland, née Beuvelet, reçut en héritage de son père la seigneurie de Baslieux-lès-Fismes. Nicolas Roland fut le fondateur de la Congrégation des Soeurs du Saint-Enfant-Jésus de Reims. Il semble qu’elle y ait séjourné avec son fils dans ce lieu qui portait très certainement le nom de château.
On ne possède actuellement aucun plan d’époque de ce bâtiment devenu une ferme qui est toujours en activité aujourd’hui.
Baslieux-lès-Fismes possède une grande église romane à double transept, dédiée à saint Julien de Brioude, dont la construction a débuté au Xle siècle et qui a été remaniée au XlIIe et au XVIe siècles.
 
En amont de l’ancienne commanderie et surtout en aval, bordant les rues du village, les anciennes habitations, en pierre de pays, sont reliées entre elles par de nombreux souterrains. Des maisons plus récentes ont été construites en terrasse ouvertes au sud, elles sont agrémentées de jardins très fleuris.
Sur la commune il y avait deux moulins, l’un à eau, sur la chute du ruisseau Bazin dans son parcours en direction de la Vesle, celui-ci est encore debout quoique ne fonctionnant plus, l’autre, à vent, sur le chemin de Blanzy, qui a brûlé et dont il ne reste en souvenir qu’une meule et un calvaire.
Trois lavoirs permettaient aux femmes de laver leur linge, deux gués étaient aménagés pour faire boire les animaux. De nombreuses sources rafraîchissent l’atmosphère en été notamment celle, pétrifiante, des Fontinettes. Une campagne vallonnée, composée de prairies, de champs et de bois, font de ce village un lieu touristique qui attire aussi bien les amateurs d’art et d’histoire, que ceux de randonnées pédestres.